Le Gazole Non Routier

Le gazole non routier (GNR) a été conçu pour répondre aux objectifs du protocole de Kyoto « lutter efficacement contre le réchauffement climatique et améliorer la qualité de l’air ». Le GNR réduit ainsi l’impact des émissions polluantes des moteurs sur l’environnement.

 

Le GNR est un carburant de traction réservé à un usage strictement professionnel, notamment pour les engins mobiles non routiers.

L’article 7 de l’arrêté du 10 décembre 2010 précise que l’utilisation de ce carburant est obligatoire depuis le 1er mai 2011.

Avec une teneur en souffre moins élevée que le gazole normal, le GNR favorise la diminution des gaz à effet de serre et des émissions de particules polluantes : 10 ppm (10 mg/kg) contre 1 000 ppm.

L’utilisation du GNR est homologuée par les fabricants de moteur dans le cadre de la norme EN 590 et, en cas de panne, la qualité de ce carburant ne sera nullement remise en cause.

 

Gazole non routier = vigilance

Le gazole non routier nécessite une vigilance particulière pour être conservé et restituer des propriétés optimum lors de la combustion.

  1. Remontée des impuretés

Ce carburant est doté de propriétés détergentes beaucoup plus importantes que le gazole routier. Cela signifie qu’il peut soulever des résidus présents dans les cuves ou les circuits de motorisation provoquant l’encrassement des filtres et des éléments d’injection.
Nous vous conseillons donc de vous rapprocher des réseaux de maintenance de vos équipements pour étudier les solutions adaptées à chacun.

  1. Un carburant qui supporte mal le stockage de longue durée

Composé d’un biocarburant hydrophile (Ester Méthylique d’Acide Gras), il est recommandé d’éviter le stockage de plus de 6 mois du GNR. Le stockage sur des périodes supérieures à un an dans les cuves est vivement déconseillé.
En cas d’immobilisation d’un engin sur plus de 6 mois, il est primordial de faire une vidange du réservoir pour éviter le risque d’altération du GNR.

Une attention toute particulière doit être aussi apportée à la présence d’eau dans les réservoirs qui peut potentiellement favoriser l’apparition de bactéries.

  1. Une tenue au froid moins importante

Le GNR possède des caractéristiques de tenue au froid adaptées aux conditions saisonnières. Sa faible tenue aux basses températures rend obligatoire l’utilisation d’une version dite « d’été » d’avril à octobre (minimum 0°C) et « d’hiver » de novembre à mars (avec antigel minimum -15°C). Ceci crée des contraintes de stockage importantes limitant son utilisation à 6 mois.

  1. Ne pas mélanger gazole non routier et gazole de chauffage dit « rouge »

Il est obligatoire de stocker le gazole non routier et le gazole dit « rouge » dans des cuves différentes et clairement identifiées.
Les deux carburants sont impossibles à différencier visuellement et toute erreur est lourde de conséquences car 1 litre de fioul suffit à altérer la qualité de 1 000 litres de GNR.